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 Nao

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Invité
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MessageSujet: Nao   Jeu 24 Juin - 8:49

[Il y a eu un petit problème xD]
~~~~

Ce personnage est plus un test qu'autre chose, si je n'ai pas suffisamment de temps pour le jouer, je veux que vous sachiez que je le mettrais un peu de côté, mais avec les grandes vacances, ça ne devrait pas être difficile de trouver du temps ;3 J'affirme également qu'il est extrêmement excentrique, vous comprendrez pourquoi en voyant sa photo.
Autre chose : Les / (slashs) signifient inconnu.

Your Personnage.

Prénom : Nao
Nom : /
Age : /
Date de Naissance : /
Groupe : Perdido Beach
Sexe : Masculin
Rang : Combattant ! (je l'imagine pas employé du Mcdo xD)

Photo :
Signature ;3.


Description Physique : ( 2 lignes min )

    Nao n'est pas de ce qu'il y a de plus ordinaire. On ne sait pas vraiment si ses cheveux sont courts ou longs, mais on remarque facilement qu'ils sont bourrés d'épis, de grands à petits. Cette "coupe" étrange et sortant de l'ordinaire lui va pourtant à merveille, mais sinon, pourquoi il l'aurait..? En langage familier, on pourrait certainement dire que Nao s'est fait claquer un pétard dans les cheveux. Chaque matin. En fait, ça y ressemble quand même. On voit rarement des cheveux taillés ainsi, si ce n'est pas pour dire très rarement. Mais il ne ressemble quand même pas à un punk. Non, Nao est quelqu'un de très charismatique, malgré son attitude "je rase les murs". En fait, il essaie de passer inaperçu. Difficile. Très très difficile dans sa condition. Nao attire bien des regards, si ce n'est pas pour dire tous les regards sur son passage. Ses cheveux son d'un blanc immaculé, sans pour autant qu'il soit très âgé. Non, il est comme ça depuis son plus jeune age. Des cheveux blancs comme neige. C'est étrange, non ? Pourtant, il n'est pas en sur-dose d'oxygène. Ah, quoi que...Nao aime l'altitude après tout. Revenons-en à ses étranges épis blancs. Malgré que personne ne les ait jamais touché, on peut néanmoins affirmer qu'ils sont doux comme de la soie, et une soie bien entretenue, pour vous donner une petite impression. Personne n'a jamais posé les mains sur ses cheveux, il déteste absolument ça. Contrairement à ses cheveux intrigants, ses iris seraient tout le contraire. Enfin, pas totalement, parce que quelque chose nous pousse à les regarder constamment. Jaunes, ils sont jaunes ! Mais ce n'est pas une couleur tirant vers le jaune poussin, mais quelque chose un peu moins contrasté. Deux petites perles noires sont apparentes au milieu, ce sont ses pupilles. Ces dernières sont également très étranges. Lorsque Nao est confronté à une situation délicate, c'est-à-dire que ses émotions sont très accentuées ( que ce soit, colère, peur, amour,..etc), ses pupilles s'étirent en de fines lamelles sombres. Et on peut alors rapprocher ses yeux de ceux d'un chat. Nombreux sont ceux qui ont suggéré que ses yeux se transformaient ainsi pour faire fuir les autres. Lorsqu'il est en forte colère, ses yeux pourraient devenir comme ça pour repousser les gens, de façon à les prévenir. Cette chose peut marcher dans différents cas. On peut pour le moment dire que ses cheveux et ses yeux sortent de l'ordinaire. Sa peau ne contraste pas avec ses cheveux, cette dernière étant de nature très pâle, mais pas froide. Elle reste à une température constante. sa corpulence est assez normale, même si elle penche plutôt pour une apparence fine. Il n'est pas un "tas de muscles", mais on remarque facilement qu'il sait y faire au combat, même très bien. En ce qui concerne ses habitudes vestimentaires, ce sera toujours et seulement le blanc. Cette couleur est bien un synonyme de pureté, non ? Il s'habille avec un style japonais, son pays d'origine, et porte toujours un katana au manche blanc et gris à la ceinture. Cette ceinture est souvent composée de foulards, ou de simples morceaux de chiffons teintés de gris, de noir, de marron ou d'orange. Il s'habille toujours d'un même genre. Il est facilement reconnaissable, si vous le recherchez dans une foule, n'allez pas bien loin : levez la tête et observez sur les toits !



Description Morale : ( 2 lignes min )

    Nao n'a pas un caractère très compliqué. Il n'aurait certainement pas été ainsi si on l'aurait laissé décider de sa vie , mais son entourage lui a forgé une personnalité des plus étranges. La chose intrigante chez lui est sa vision des choses extrêmement simple, mais seulement pour lui. Il a l'habitude de parler sans dire les choses franchement, et sans les expliciter. On pourrait dire qu'il s'exprime souvent par "énigmes", chose encore due aux personnes qu'il a longtemps côtoyées. Son caractère a fait de lui un être indifférent aux paroles des autres, à leurs opinions. Il s'en fiche de savoir si ses choix ne leur plaisent pas. Il a simplement appris à obéir sans broncher, c'est certainement la raison de son incroyable attitude calme. Vous pourrez l'insulter et le critiquer autant que vous voudrez, vos paroles glisseront simplement sur lui. Soyez encore heureux heureux qu'il vous adresse au moins un simple regard, ça voudra dire que vous avez dit quelque chose "d'intéressant". Il est également doté d'un sang froid incomparable et d'un grand sérieux qui lui ont valu de nombreuses victoires dans ses différents buts. Mais ces buts ne furent pas de sa propre volonté durant toute sa vie - si courte soit-elle pour le moment. Les autres ont souvent décidé à sa place. Ce qui ne l'empêche pas de garder sa part de personnalité, mais vous jugerez surement cette dernière très ennuyeuse. En fait, il choisit lui même de ne pas parler de choses intéressantes et de foutre des "vents" à son entourage, car il aime beaucoup être seul. Méditer est certainement son activité la plus importante. De nombreuses personnes se sont moquées de lui avant, en raison de son apparence souvent, mais il n'a jamais riposté. Cette attitude pacifiste a poussé ses ennemis à le critiquer encore plus, sans pour autant qu'il décide de les frapper. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, Nao aime de nombreuses choses. Il adore par dessus tout l'altitude, c'est la raison pour laquelle vous le trouverez bien assez vite en relevant la tête. Il aime cette sensation de liberté que procure les hauts sommets, c'est aussi pourquoi il aime la montagne. Il apprécie aussi la neige, qu'il compare à la blancheur de ses cheveux, mais déteste la pluie, qui est selon lui une des œuvres du Diable, qui ferait pleurer les anges. Nao aime la solitude, son dicton favori étant "Mieux vaut être seul que mal accompagné", mais certains jugent que c'est pour lui une forme d'essayer de se convaincre que ce choix est le meilleur pour lui. Il a du mal avec les gens, en fait. Nao n'a rien de prétentieux, d'arrogant ou de toutes ces choses, mais la jalousie que lui portent beaucoup d'autres personnes est aussi le fait pourquoi ils disent eux-mêmes qu'il est trop imbu de sa personne. Peut être disent-ils cela car il est plutôt désagréable en conversation ? Ah oui, autre chose. Parmi les choses que Nao apprécie, il y a bien sûr..les glaces au citron !



Histoire : ( 4 lignes min )

I. Ces Cœurs Pusillanimes





    - Boukan Yuuhi ! Ce n'est pas encore l'heure de la sieste !

    Lui, c'était le professeur. Grand, maigre, chauve, lunettes double foyer, voix mauvaise et criarde. Moi, je n'étais qu'un gamin. Plutôt jeune. A peu près huit ou neuf ans, je crois. J'étais totalement affalé sur ma table en bois blanc, la tête reposant sur un cahier aux pages blanches et vides. Je n'écrivais jamais rien en classe. Aux hurlements du professeur, ma tête se releva doucement, et je me rassis normalement sur ma chaise, sous les rires moqueurs des autres élèves. Bah, eux aussi, c'étaient que des mioches. Yuuhi était mon prénom. Et Boukan mon nom. Je savais que ça voulait dire Soleil Indifférent, et j'aimais ce nom. Surtout pour le "indifférent". Oui, je m'en fichais totalement de tout le monde. Ils n'avaient qu'à rire s'ils voulaient. Mes cheveux blancs tombaient devant mes yeux d'un étrange jaune. Mon visage fin abritait une expression fatiguée et ennuyée.

    - Vous continuerez de dormir dans le couloir !

    Le grand homme montrait la porte de la salle de son doigt. Les gamins riaient aux éclats, ils se moquaient de moi. J'avais l'habitude. Je fis reculer ma chaise et me levai tranquillement. J'enchainai pas après pas, jusqu'à la porte beige foncée, que j'ouvris calmement, pénétrant dans le couloir. Je soupirai. Le long corridor était si calme, c'était apaisant. Ma tête pivota de droite à gauche. L'endroit était vide et frais, au contraire de la salle pleine et chaude. Je regardai par la fenêtre. Au dehors, il n'y avait pas de vent, comme si tout devenait calme soudainement. Le soleil d'été frappait le sol de ses rayons de miel. Il faisait chaud dehors, et l'air tremblait légèrement, affirmant cette hypothèse. Je m'assis dans le couloir, contre un mur et attendit le carillon de la sonnerie.
    Je marchais en direction de ma maison, où mes parents devaient déjà m'attendre. Ma demeure était dans un quartier de riches, et personne de ma classe ne passait par là. Tant mieux, au moins j'aurais le calme pendant mon court chemin. Déjà, j'apercevais la façade de ma belle bâtisse. Arrivé à ses côtés, je poussai la grille du portail, et marchai sur le petit sentier de graviers blancs dans la cour. A droite et à gauche, il y avait de magnifiques arbres et des fleurs de toutes couleurs. Il y avait aussi des petites mares surplombées par des ponds de pierres. Des boules chinoises servaient d'éclairage, et le soir, on voyaient des nuées de moucherons tournant autour. J'aimais cet endroit, ma mère en était la décoratrice. Pour la maison, il y avait une petite terrasse de bois tout autour, au-dessus de laquelle de trouvait des abris contre la pluie. L'entrée était faite de portes en bois avec des vitraux, qui étaient coulissantes. La toiture était verte foncée, et le reste beige et marron. J'aimais beaucoup cet endroit. Ma main saisit la porte presque mécaniquement, et la fit coulisser.

    - Papa, maman, je suis rentré !

    Ma maison était le seul endroit où je me sentais très bien. Ma mère était belle, elle s'habillait tout le temps en kimono ou tenue traditionnelle. Elle choisissait comme couleur du vert, du rouge et du violet, foncé ou clair. Ces couleurs allaient bien avec ses longs cheveux noirs lui arrivant jusqu'en bas du dos. Ses yeux étaient gris, une belle couleur argentée. Ils étaient toujours animés par de la compassion et de la gentillesse. Mon père, lui, avait souvent sa tenue de travail, un costard noir et blanc avec une cravate rouge. Il avait les cheveux noirs aussi, et des yeux marrons clairs. Lui et ma mère formaient un beau couple, et je les adorais. Ils étaient gentils avec moi, comparés aux autres personnes. C'était étrange que mes cheveux soient de ce blanc immaculé, car ceux de mes deux parents étaient d'un noir profond. Ma mère passa la tête de l'entrebâillement de la cuisine, d'où s'échappait une odeur exquise. Ma mère cuisinait aussi très bien. Elle sourit en me voyant.

    - Yuuhi ! Comment était l'école aujourd'hui ?
    - Comme d'habitude, maman. Je me suis encore endormi et les autres se sont moqués de moi.
    - Tu devrais peut être te coucher plus tôt, tu as l'air fatigué...
    - Non non, ça va, je t'assure !

    Je me dirigeai vers elle et pénétrai dans la cuisine. Tout de suite, je fonçais en direction du congélateur où je piochais une glace au citron. Mes pas me guidèrent ensuite vers ma chambre. J'ouvris hâtivement la fenêtre, et l'enjambai. Mes pieds touchèrent bientôt la toiture de la maison, que j'escaladais pour arriver à son sommet. Là, je m'allongeai et regardais les nuages passer, en mangeant la glace et méditant. C'était mon activité principale. Souvent, je restais ainsi jusqu'au soir, et finissais par descendre quand mes parents m'appelaient pour manger. Mais je n'entendis plus jamais cette voix qui m'appelait à table. J'étais là, sur le toit, et le soir commençait à tomber, teintant le ciel d'une couleur plus sombre, laissant apparaitre ses milliers d'étoiles lorsque j'entendis d'infimes bruits dans la cour. Ma tête aux cheveux blancs pivota rapidement vers les grands saules pleureurs. Cinq silhouettes glissaient furtivement entre les buissons. Mes sourcils se froncèrent, et j'observai les ombres, qui pénétrèrent dans la maison sous mes yeux intrigués. Tout ce que j'entendis furent de brefs cris et des coups de feux. Au moins une vingtaine de coups de feux. Mon corps tremblait, mais je ne bougeais pas, je ne criais pas. Je finis seulement par apercevoir les cinq silhouettes sortir de la maison en courant, avec de grands sacs en main. Et là, je décidai de bouger. Je pénétrai de nouveau à l'intérieur de la maison par la fenêtre de ma chambre. Ma main fit pivoter la poignée de ma porte, et l'escalier s'offrait à moi, effrayant. Pas à pas, je descendis chaque marche. Sur ma gauche, il y avait la porte de la cuisine. Ma main blême et tremblante n'osait pas toucher la poignée. Je n'ouvris jamais la porte. Je vis simplement la fine flaque de sang qui parvenait dans le couloir, passant sous le pas de la porte. Mes pupilles se transformèrent pour la première fois, devenant de fines lamelles verticales, et je m'enfuis en courant dans la rue, cherchant des secours où il pourrait y en avoir. La police arriva très peu de temps après. Elle fit une rapide inspection des lieux, et découvrirent dès le début les corps troués de balles de mes parents. Je ne pleurais pas. J'observais simplement la scène. C'est bien difficile de ne penser à rien, parce que lorsqu'on essaie, la phrase "Je ne dois penser à rien" reviens quand même dans notre tête. Eh bien moi, aucune pensée ne comblait le vide qui s'était crée dans mon âme. Des gens bizarres vinrent vers moi. Même s'ils étaient censés me rassurer, je sentais qu'ils me trouvaient étrange. Pourquoi ? Parce que je ne pleurais pas, je ne criais pas, et mon apparence n'était pas de ce qu'il y avait de plus ordinaire. Ils parlaient entre eux, et j'observais les allées et venues des policiers dans ma maison. Je ne comprenais rien à rien. Que venait-il de se passer ? Qui étaient ces hommes ? Mes parents étaient-ils vraiment...Morts ?

    - Je crois qu'il est traumatisé, il ne bouge même pas.
    - Pauvre gosse, encore un orphelin...
    - Emmenons-le. Il faudrait déjà lui donner à manger, et nous verrons ce qu'il a à dire. On verra après pour le placer dans une famille d'accueil, ou si quelqu'un de sa famille veut bien le prendre en charge.

    Ils parlaient de moi. Ils disaient qu'ils allaient me confier à des gens, et ces gens n'étaient pas mes parents. Une femme s'approcha de moi, elle avait un visage rassurant, et des cheveux blonds rattachés en une queue de cheval haute. Elle s'accroupit à ma hauteur et posa ses mains sur mes épaules. Elle se mit à me parler avec une voix douce, tout en me regardant dans les yeux.

    - Comment tu t'appelles ?
    - Yuuhi.
    - Comment tu te sens, Yuuhi ? Tu arriveras à marcher jusqu'à la voiture, là-bas ?

    Elle montra une voiture de police garée devant ma maison. Son gyrophare était en marche. Ma tête pivota de droite à gauche, et je vis que tous les voisins regardaient la scène. J'étais au milieu, tel une bête de foire. Cela n'avait rien d'un spectacle !!! Les premières larmes commencèrent à déferler sur mes joues, et je les laissais couler. Les gens ne comprenaient rien à la vie. Je reposai mon regard sur la femme qui me regardait toujours, anxieuse, et hochai doucement la tête. Elle me prit par la main et je montai dans cette voiture. C'est à ce moment seulement que j'ai su que je ne reverrais plus jamais ma maison et mes parents. La femme monta à l'arrière de l'auto et me prit dans ses bras. Elle murmurait quelques mots, dans lesquels je compris que je devais me calmer et ne pas pleurer, je devais me montrer fort. Elle devait être psychologue pour les enfants ou quelque chose comme ça. Mais je ne parvenais pas à retenir le flot de larmes qui m'échappait. Des gens avaient osés tuer les êtres qui m'étaient le plus cher au monde. Mes yeux se fermèrent doucement, puis je ne vis plus que du noir.
    Lorsque je revins à moi, j'étais dans un lit. C'était une petite chambre aux murs beiges. Il y avait une petite étagère en bois de chêne et une table de chevet assortie. La couette du lit était orange rayée de beige. L'endroit était plutôt joli. Je passai une petite main engourdie dans mes cheveux doux et blancs. Je ne savais pas où j'étais, ni ce qui c'était passé. La poignée de la porte blanche pivota, et une femme blonde entra. La vue de son visage calme me fit rappeler tout ce qui s'était passé. Je repoussai la couette et sautai du lit moelleux. La jeune femme eut l'air étonnée. Mes pupilles rondes devinrent soudainement fines et verticales, tel les yeux d'un chat. Elle dut prendre peur sur le coup car sa main se posa instinctivement sur la poignée de la porte.

    - Rendez moi mes parents !!!
    - Je m'appelle Inayu. Yuuhi, tes parents sont partis. Tu dois être fort pour honorer leur nom. Ta tante veut bien te garder, elle a dit qu'elle t'aimait beaucoup.
    - C..C'est faux...Pourquoi vous mentez toujours ?! Pourquoi vous ne dites pas tout de suite aux enfants que leurs parents sont morts !!!

    Inayu laissa tomber ses bras le long de son corps. Elle parut désappointée. Ma réplique l'avait certainement désarçonnée. Je ne voulais pas aller avec ma tante. Elle ne m'aimait pas du tout. Elle avait dit ça juste pour avoir quelqu'un chez elle qui pourrait faire les tâches ménagères à sa place, rien d'autre. Je savais à son regard qu'elle me méprisait et qu'elle me considérait comme une erreur de la nature, à cause de mes cheveux blancs et mes yeux jaunes de nature. Je ne réfléchis pas à deux fois. Je fis volte-face, ouvrit la fenêtre et sautai sur le toit, laissant là une Inayu catastrophée. Je quittait l'endroit aussi vite que je pus. Je courais comme je n'avais jamais couru, et je finis par atteindre la grande forêt de bambous. Les yeux remplis de haine, je dirigeais une dernière fois mon regard jaune vers la ville. A présent, j'étais libre.

    - JE ME VENGERAIS ! JE VOUS TUERAIS TOUS, TOUS !!!




II. Les Mémoires d'un Sage





    C'était la nuit. Le doux carillon des grillons mêlé à celui des cigales ponctuait la forêt de bambous silencieuse dans son sommeil. Mon petit corps tremblant ne faisait que greloter à cause du froid constant. Je n'apercevais que les ombres des grandes tiges de bambous se découpant sur le ciel d'un bleu obscur, où scintillaient milles étoiles. J'observais ces paillettes brillantes constellant le ciel. Je pensais. Mon regard jaune passait de ma droite à ma gauche. J'avais peur. Je m'étais perdu au milieu de cette forêt. Tout autour de moi, le noir régnait en maître. Je ne voyais que les bambous à quelques mètres, ces derniers se fondaient ensuite dans l'obscurité. Qu'est ce qu'il y avait dans cet endroit ? Des bêtes carnivores ? Assoiffées de sang..? Mes yeux se fermèrent brusquement, tandis que je frissonnais de plus belle. J'étais seul, désormais. Je ne devais compter plus que sur moi même. Au soir, j'avais hurlé que je décimerais tout le monde, mais c'était un moyen d'évacuer ma peine. Mes parents venaient de mourir. C'était trop horrible. J'avais la sensation de nager en plein cauchemar. Des bruits de feuilles froissées me tirèrent de mes mauvaises pensées - des pensées néanmoins réalistes. Je plongeai les mains dans mes poches à la recherche d'un objet pour me défendre, mais rien. Mes mains fouillèrent précipitamment dans les feuilles sèches de bambous parsemant le sol dur et ferme, mais je ne trouvais vraiment rien. Je me relevai, et, les jambes flageolantes, attendit. Ce que j'entendis ne furent que des paroles sans émetteur, une voix perçant les ténèbres.

    - Ne tremble pas comme ça. Il ne faut jamais avoir peur de ses ennemis, sinon ils le verront tout de suite.
    - ..Qu..Qui êtes-vous ?! Qu'est ce que vous me voulez ?!
    - Je suis Fae. Je veux savoir de quoi tu es capable, gamin.

    C'était une voix très calme, et franche. Le ton paraissait un peu faible, tel celui d'un vieillard. Mais que voulait-il que je fasse ? Je ne le voyais même pas. Et je ne comprenais pas le sens de ses paroles. Que voulait-il dire par "Je veux savoir de quoi tu es capable" ? Peut être...Peut être allait-il m'attaquer, et voir comment j'allais me défendre ! Ma mentalité de jeune l'emportait malgré tout, et mes pas me guidèrent rapidement vers tous les alentours, en courant. Mais il n'y avait pas une trace de vie. A présent, seul mon souffle rythmait la nuit silencieuse. Avais-je des hallucinations ? Cette voix n'était peut être que le fruit de mon imagination. La mort de mes parents m'avait certainement causé un grand choc, et j'entendais des voix qui disaient tout et n'importe quoi. Mais mon hypothèse se brisa lorsque j'entendis de nouveau des paroles.

    - Tu ne réfléchis pas. Tu fonces trop dans le tas. Tu crois qu'écarter les bambous te mèneras vers une autre destinée brillante et éclaircie ? Il faut être fort et en avoir dans la tête.
    - Mais que voulez vous que je fasse ?!! Montrez-vous si vous êtes si fort que vous le laissez entendre !!!
    - Provocation futile.

    Cette voix m'énervait plus que tout. Cet être se croyait supérieur à moi, ça s'entendait facilement. Il jouait avec moi. Il devait bien rigoler à me voir fou de rage. Comme si je n'avais déjà pas assez vécu dans cette atroce journée !!! Déjà, des larmes coulaient le long de mes joues. Mais je compris vite ce que fabriquait cet individu invisible à mes yeux. Il me testait ! Il me provoquait ! C'était donc ça le sens de ses paroles précédentes. Il voulait surement savoir comment j'allais m'y prendre pour le dénicher. Je repris mon souffle et réussit à me calmer, respirant à grandes bouffées d'air. Ce n'était pas en pleurnichant que j'allais y arriver. J'essuyai rapidement les sillons qu'avaient tracé mes larmes, et regardai calmement autour de moi. Les grillons ! Je devais entendre le bruit de ces insectes ! Ils se mettraient surement à chanter où il n'était pas. Mais ce fut peine perdue. Les petits êtres chanteurs recommencèrent bientôt leur mélodie, et partout autour de moi. Ce type était malin, il savait se camoufler sans bouger. Bon...Comment allais-je m'y prendre ? Après une brève inspection des lieux, j'eus une seconde idée. Pourquoi ne pas me cacher à mon tour, ainsi il ne saura pas où je suis...Et j'aurais plus de chance de la trouver vu qu'il se concentrerait moins sur son camouflage ! Le fait qu'il bouge accélèrerais un peu sa respiration, et de ce fait, je pourrais mieux l'entendre. Avec cette idée en tête, je plongeai furtivement dans la nuée de tiges épaisses, me faufilant encore et encore pour finir par ne plus bouger. Là, j'attendis. Je ne devais pas parler ça révèlerai facilement ma position. Et si lui ne me trouvais pas, peut être allait-il finir par en avoir assez. Quoique...Je fis la moue. Comme si j'étais en état pour jouer à cache-cache ! Et que me voulait-il ? Je ne le connaissais même pas..Je me vidai ma tête de mes pensées et me focalisai sur mon objectif. Mais le chant des grillons masquait toute opportunité d'entendre Fae. En plus, il avait l'air beaucoup plus expérimenté que moi, alors si quelqu'un devait être démasqué, ce serait moi, sans nul doute. Alors que je me décourageais, une chose m'interpella. Une silhouette s'était dressée à l'endroit où j'étais assis il y a de ça quelques minutes. C'était lui ! C'était Fae ! Il regardait autour de lui. Je ne pouvais voir son visage, il portait une longue cape blanche avec une grande capuche. Je devinai néanmoins que son regard se posa sur l'endroit où j'étais caché.

    - Sors de là, gamin.

    Donc, il savait que j'étais ici...Je l'avais fait sortir de sa planque !!! Un petit sourire triomphant fendit l'expression malheureuse de mon visage. Il n'était pas si fort que ça en fin de compte. J'écartais les tiges de bambous pour me permettre de passer et me postai devant l'homme au capuchon. Il restait calme et m'observait. Je ne voyais pas son visage, mais je sentis qu'il fut surpris lorsqu'il me vit au clair de Lune, avec mes cheveux blancs et mes yeux jaunes. Il finit par retirer sa capuche blanche, et j'aperçus un homme d'apparence âgée. Il était chauve et portait une petite barbe grise. Il ressemblait un peu à mon grand père. Ses yeux étaient petits, légèrement plissés par la fatigue, et n'exprimaient rien. Leur couleur penchait entre le gris et le bleu. Il fit quelques pas dans ma direction et s'arrêta face à moi.

    - Comment t'appelles-tu ?
    - Hein..?! Heu...Mes parents m'ont dit de ne jamais donner mon identité aux inconnus !
    - Tes parents ne sont plus de ce monde.
    - ..! Comment pouvez-vous être au courant ?
    - J'espionne très bien. Alors ? Quel est ton prénom ? Tu n'en as pas ?
    - Qu'est ce que ça peut vous faire !
    - D'accord...Nao, ça te convient ?
    - ...
    - Je suppose que ça veut dire oui. Quel âge as-tu, Nao ?
    - Je ne sais pas.
    - D'accord. Je pense que tu es fatigué. Aller viens, suis moi. De toute façon tu n'as nulle part où aller. Appelle-moi Fae-sama, désormais.

    Sans attendre ma réponse, le vieil homme fit demi-tour et s'engagea entre les bambous. "Nao". C'était joli...comme prénom. En plus, il avait raison, je n'avais nulle part où aller. Je baissai piteusement la tête vers mes pieds. Sans réfléchir, je courus sur les traces de Fae-sama.
    *La nuit est passée.*

    - Dis-moi, Nao, sais-tu ce qu'est ceci ?

    Nous étions dans un grand sous-sol qui siégeait sous la grande maison du vieil homme. L'endroit était poussiéreux, d'apparence âgée, presque centenaire. Il ressemblait fortement à une armurerie pleinement japonaise. La salle était faiblement éclairée par une petite torche à la lueur tremblotante. Je suivais Fae-sama. Il venait de me questionner. Il désignait une arme étrange. Elle avait la taille d'un grand poignard, et il y en avait deux. Elles possédaient trois pointes, deux petites légèrement recourbées vers l'extérieur, et une grande droite, surplombant les autres. J'avais déjà vu ces armes. Elles pouvaient se montrer redoutables suivant la façon dont on les utilisaient. Il saisit un des deux étranges poignard et me le tendit, le manche vers moi. J'empoignai le manche de l'arme sans réfléchir, et répondit.

    - C'est un Saï, Fae-sama. J'en ai déjà vu. Vous pratiquez ce type d'art ?
    - C'est bien. Si tu veux vraiment le savoir, attrape le petit katana au manche gris, là-bas.

    Je me retournai et aperçu le sabre qu'il montrait. Je m'avançai vers l'arme et le pris. Quand je me retournai, le vieux sage tenait un autre katana en main. Je sus vite qu'il savait extrêmement bien manier ces armes, et il m'apprit même comment m'en servir. Il répétait sans cesse des phrases comme "Fixe toujours ton adversaire dans les yeux", "Ne tourne jamais le dos à un adversaire, même s'il abandonne et qu'il est à terre", "C'est ton âme qui guide tes mouvements, non pas tes muscles", "Si tu reçois un coup, ne te focalise jamais dessus, continue comme si les blessures n'étaient qu'éphémères, n'y pense pas". Il savait tant et tant de choses, sa pratique était bizarre, ses mouvements souples et stupéfiants paraissaient presque magiques pour son âge. Il commença par m'enseigner la pratique des armes, et je devins vite adepte du maniement des Saïs et de deux sabres en même temps. Mais je me battais avec un surplus de rage et de haine, et je vis que Fae-sama n'appréciait pas ma façon de ressentir le combat. Il m'emmenait à plusieurs reprises sur les plus hautes montagnes, de tel que je me fis vite à l'air des altitudes, que je parvenais mal à quitter. J'avais définitivement laissé ma vie sociale, la vie en société, et je ne connaissais plus les nouvelles coutumes que les gens normaux adoptaient. J'étais une bête. J'étais un être à part. a part de tout. Je savais que si je retournais dans les rues, je ne saurais quasiment plus parler normalement aux autres, ma sociabilité m'aurait abandonné. Mais j'aimais la vie que m'offrait Fae-sama. Il était fort, il avait la capacité de me rendre puissant à mon tour, et il exploitait pleinement mes ressources. J'eus de nombreux entrainement, si nombreux que je ne les comptai bientôt plus. Que ce soit les arts martiaux ou la pratique des armes blanches, mon niveau devenait époustouflant, mes capacités montaient en flèche. Mon maître m'apprit vite à dominer ma haine et ma rage lors des combats, et je fus bientôt un exemple parfait d'une personne gardant son sang froid pendant chaque circonstance. Fae-sama m'avait presque transformé en robot, son ninja servant, je lui obéissais normalement, il était mon supérieur, et je tenais ma force de son seul savoir. Je devins presque à force égale avec lui, tant son entrainement m'avait reforgé. Tout reforgé. Une personnalité recluse, quasi-muette. Un corps fin, aux muscles normaux mais puissants, et surtout, l'expression de mon visage. Cela faisait quelques années que j'étais en sa présence, et toute expression m'avait quitté. Mes traits étaient fins, sans sentiments, mes yeux étaient vides, un puits de souvenirs enfouis et masqués. J'aimais à méditer aux sommets des grands temps des montagnes, là où l'air pur et frais s'offrait à moi. Seul la brume siégeait sous mes pas. J'avais moi-même recoupé mes cheveux, ils étaient taillés en arrière, parsemés de grands épis. J'étais un combattant. Un combattant hors du commun. Mais tout finit par se changer. Fae-sama eut une discussion avec moi. Et comme toujours, je répondais le strict minimum.

    - Nao, tu as grandit, tu es devenu un homme, et tu me devances presque dans mes différents arts de combat. Et je pense que tu es prêt à exécuter mes tâches, désormais. Serais-tu capable de continuer à m'obéir ?
    - Oui.
    - Bien. Tu vois cet homme ? Sur cette photo ? Il est spécial.
    - Pourquoi ?
    - Tu sais combattre, Nao. Même très bien. Mais tu dois déchirer tes sentiments, t'en séparer. Cet homme, tue-le.
    - Où puis-je le trouver ?
    - Grand arrondissement de Tokyo, quartier ouest. Le reste, tu dois savoir toi-même.




III. En même temps qu'une nouvelle étoile dans le ciel





    Tokyo était une ville surpeuplée, d'après moi. D'un autre côté, chaque agglomération était trop remplie pour moi, que ce soit du village de campagne à la citée bourrée de buildings. Les rues étaient blindées de monde. Et les toits étaient vides. De plus, je passais inaperçu sur le haut des immeubles. Le grand arrondissement ? Quartier Ouest ? Ca ne devait pas être bien compliqué. J'étais déjà dans cette zone à l'ouest, mais il y avait trop de maisons, et je devais éviter d'entrer à l'improviste chez les gens, je me ferais trop vite repérer. Comme toujours, j'étais vêtu de blanc, une tenue traditionnelle dans le style kimono. Mes deux sabres au manche eux aussi blanc étaient solidement attachés dans mon dos. Je m'arrêtai un instant, m'accroupissant. Je tenais la photo de l'homme devant mes yeux jaunes. Il était souriant, heureux. Il avait aussi un petit air d'ahuri. Il ne comprenait certainement pas grand chose à la vie. Il était habillé d'un costume noir et blanc, avec une cravate rouge. Quelque chose me fit l'effet d'un carillon dans ma tête. Mon père aussi était vêtu comme ça pour son travail. Avant. Je fourrai la photo dans ma poche et observai les ruelles qui s'offraient à moi. J'en choisis une où ne passait presque personne, et j'attendis. Un vieillard apparut bientôt. Sans attendre, je sautai du toit et atterrit devant lui. Je sortis un des katanas fixés dans mon dos et le tendit vers son coeur pour paraître plus convaincant, l'air impassible. Je sentais déjà la peur dans ses yeux. Il stressait. Je sortis la photo de ma poche et la mit dans son champ de vision.

    - Avez-vous déjà vu cet homme ?
    - ....!...N..Non !
    - Je répète la question. Avez-vous déjà vu cet homme ?
    La lame du grand sabre se rapprocha de sa gorge tremblante.
    - Je vous dis que non ! Il y a plein de monde à Tokyo, comment voulez-vous que je le sache ?!

    Il ne mentait pas. Tant pis, je n'aurais qu'à continuer les recherches, et je le ferais personne par personne. Je rengainai mon arme effilée et m'éclipsai, laissant là le vieil homme terrifié. Moi, je ne sourcillai pas. Je tuerais juste s'il le fallait. Je tuerais juste si Fae-sama le veut. Et ce fameux type recherché, je finis bien évidemment par le trouver. Il habitait une très belle maison, qui, selon moi, n'était pas grande mais immense. Malgré que ma famille a appartenu à la haute société et était très riche, la demeure de ma victime était encore plus spacieuse. Moi, je préférais son toit. Il n'était pas chez lui. Comment je savais ça ? Déjà, il n'y avait aucune voiture dans sa cour ou devant son terrain. Ensuite, je le sentais. Il n'y avait aucun signe de vie dans la grande bâtisse, mis à part...Des poissons. Six petits poissons nageaient paisiblement dans un aquarium apparemment plutôt bien décoré. Les petits animaux étaient très colorés. Et le silence régnait. Aujourd'hui, j'allais tuer quelqu'un. Pour la première fois de ma vie. J'étais à la fois impatient et tétanisé. Comment ça faisait de décimer une vie ? Éprouvait-on de la joie ? De la peine ? Du remords ? Au début, je ne savais pas encore que Fae-sama voulait faire de moi son homme de main, sa machine à tuer. Un véritable psychopathe, entre autres. L'homme en question finit bel et bien par pointer le bout de son nez. Il souriait avec le même air d'ahuri qu'il avait adopté sur la photo. Il rigolait, même. Un téléphone portable était scotché à son oreille. Non, il jacassait comme une pie. *Misérable*. Pour la première fois depuis des années, un sourire s'étira sur mon visage blême. Mais pas n'importe lequel. Ce sourire était celui d'un tueur. D'un sale sadique. De l'erreur de la nature qu'était mon être. Et je n'attendis pas. Ce que je faisais, tous mes actes, c'était la volonté de mon sensei. Pas la mienne. Mes jambes se détendirent d'un seul coup, et j'effectuai un superbe saut, à la fin duquel j'atterris pile devant l'homme. Ses yeux marrons clairs se révulsèrent, prenant un air étonné, et il ouvrit la bouche, comme pour dire quelque chose. Ou crier, peut être. Mais qu'importe sa réaction, mes mains saisirent les manches gris et blancs de mes deux katanas, et ces derniers fendirent l'air. Pas que l'air. Ils formèrent une grande cisaille qui trancha net le coup de l'individu. Le sang gicla abondamment, et sa tête roula un instant sur le sol, formant une trainée écarlate. Mes vêtements étaient tâchés d'une couleur pourpre. La victime ne souriait plus. Elle paraissait vous fixer dans le blanc des yeux, les siens sortant de leurs orbites, la bouche ouverte en une expression de béatitude. Je ne desserrai pas les dents. Je ne sourcillai pas. Mon visage aussi resta de marbre froid. Je rangeai mes deux sabres en vitesse et m'enfuis dans les rues de Tokyo.
    Alors c'était ça, tuer. C'était plutôt une sensation étrange. Je ne savais quelle expression laisser paraître sur mon visage. Peur ? Tristesse ? Rage ? Indifférence ? Non, ce dernier mot m'était impossible. Je ne pouvais rester indifférent face à l'acte que je venais de commettre. Un homme naît, pleure, rit, connaît, aime, vit, et en un espace de quelques secondes, j'arrive à briser tout ça. C'était...Incroyable, démentiel. Cet acte était similaire à celui d'un Dieu. Avoir le droit de vie ou de mort sur un être humain était étrange, tout simplement. Pour une fois, je ne me déplaçais pas par les toits. Je ressentais le besoin égoïste de me placer au même niveau que tous les autres, de montrer au monde entier mon remords et mon désespoir, de leur montrer qu'en fait, je n'étais pas si différent d'eux. J'éprouvais aussi des sentiments. C'était bizarre, car Fae-sama a réussit à me faire contenir mes sentiments, à faire que je n'éprouve plus aucune sensation. Et pourtant, simplement par le fait de tuer, toutes mes impressions enfouies au fond de moi avaient surgis d'un seul coup. Je plaçais un pied devant l'autre, et j'avançais lentement. Ma démarche était celle d'un zombie. Les bras pendants le long de mon corps, le regard dépourvu de toute lumière, je n'étais plus. Après ça, quelque chose d'autre allait se passer. Quelque chose qui a tenté de panser ma vie meurtrie. Ca aurait pu marcher. Mais non. Au dernier moment, tout le reste a volé en éclats. Vous vous demandez de quoi je parle, non ? Vous verrez bien. Mes yeux parcouraient l'autre côté de la ruelle. Ce soir-là, je crus presque voir un ange. Une silhouette apparut devant moi. Mes yeux ne purent plus supporter cette journée, et ils se fermèrent. Tout devint noir.
    Ce passage était comme un autre trépas de ma vie. Je m'en rappelais. C'était avec Inayu. C'était si similaire...Je venais de me réveiller dans un lieu inconnu. J'étais dans un lit. Dans une chambre. Les murs était beiges, une jolie couleur. La couverture du lit était verte, rayée de marron clair. Les oreilleurs étaient doux et chauds. Depuis combien de temps étais-je ici ? Un jour ? Une semaine ? Un..mois ? Non, quand même pas. *Fae-sama ! La mission !* Tout se bouscula soudainement dans ma tête. *L'ange* Enfin, non. Ce n'était pas vraiment un ange. C'était...Une "apparition". Et où étais-je ? Qui aurait pu ramasser quelqu'un comme moi au beau milieu de la rue ? Je repoussai la douce couverture et me tirait hors du lit. L'endroit avait une teinte paisible, entre le beige et le marron écorce de cerisier. Et ça sentait...La lavande. Cet endroit me décontractait vraiment. Je me sentais bien. Le bruit de la porte s'ouvrant me fit sursauter et revenir à la réalité. Je réalisai que mes deux katanas n'étaient pas sur moi, mais posés sur une malle. Je me précipitai vers eux et, sans réfléchir, je les dégainais. J'adoptai une expression menaçante et me tournai vers la silhouette. C'était une jeune fille, elle devait avoir à peu près mon âge. Elle avait des cheveux mi-longs, d'une couleur châtain clair penchant vers le blond, et ils étaient un peu ébouriffés. Elle n'avait l'air que peu étonnée. Ma réaction devait lui être un peu prévisible, après tout. C'est aussi là que je me rendis compte que je ne portais plus mes étranges habits blancs, mais un pyjama. Elle laissa la porte ouverte derrière elle, et sourit gentiment.

    - Je m'appelle Rima ! Tu es en sécurité ici, ne t'inquiète pas ! Tu as faim ?
    - ...J..Je suis Nao. Je...Je n'ai pas faim !

    Je pris un petit air obstiné et têtu. Je n'allais pas accepter de la nourriture venant de quelqu'un d'autre que de Fae-sama. Ma réaction sembla l'amuser, car elle se mit à rire. Son rire était franc, clair. Mais d'ailleurs, qu'est ce que ma réaction avec d'amusant ? Elle s'approcha de moi. Elle n'avait pas peur ? Je tenais mes deux katanas fermement devant moi. Elle m'observa attentivement, et continua à parler.

    - Tu n'es pas obligé de te forcer, je suis sure que tu as faim ! Et d'ailleurs, qu'est ce que tu comptes faire avec tes...Katanas ?

    La jeune fille face à moi n'avait pas un tempérament colérique. Elle restait calme. Je ne sentais rien d'agressif en elle, je savais déjà qu'elle n'était pas une menace pour moi. Je lâchai mes deux grands sabres blancs, et ils chutèrent sur le parquet marron clair accompagnés de leur bruit cristallin. Je passai une main fatiguée dans mes cheveux blancs en bataille tout en observant méticuleusement le sol poussiéreux de la petite pièce rassurante. Je voulais une glace au citron...Mais je ne voulais pas revivre mon ancienne vie. C'était comme si j'avais tout oublié, tout sauf ce petit détail : le citron. Celui qui me rappelait les soirées de chaque saison, et même la fatidique.







[A finir]


Pouvoir : ( facultatif )
    Inconnu pour le moment. On peut dire de Nao qu'il est presque "anonyme", puisqu'il utilise même un pseudonyme, un nom de code.


Info Joueur.

Surnom : Nao xD
Codes du Règlement ( 3 ) [ obligatoire pour validation ! ] : Ouéé c'est bon by Kilari =)
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~~~~~~
J'ai flashé dessus, merci de votre compréhension x)


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MessageSujet: Re: Nao   Jeu 24 Juin - 9:13

J'comprend plus rien moi TT T'avais pas déjà fait une présentation ?

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MessageSujet: Re: Nao   Jeu 24 Juin - 9:17

Oui j'en avais déjà une, mais en fait [commence à raconter sa vie xD] Emi avait cru que j'avais finit alors elle l'a validée, lockée & tout, mais je n'avais pas terminé ! x3 Alors je lui ai demandé de supprimer l'ancienne pour que je puisse la refaire vu que je ne pouvais plus l'éditer.
Je n'aime pas trop bâcler mes présentations, surtout laisser une histoire pas finie, si tu vois ce que je veux dire...:/
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MessageSujet: Re: Nao   Jeu 24 Juin - 9:18

Ouai je comprend Wink * se sens coupable de pas avoir finit l'histoire d'Hayama * de toute façon elle va crever /SBAFF/

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MessageSujet: Re: Nao   Jeu 24 Juin - 9:20

Mdr
Je ferais peut être le sujet de sa mourution *invente des mots* dans la journée, je verrais ;3
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MessageSujet: Re: Nao   Jeu 1 Juil - 11:51

Présentation à terminer pour le 20 juillet.

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MessageSujet: Re: Nao   Dim 24 Oct - 15:50

Présentation Validée.

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Nao

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